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Reconductible à Paul Eluard : la mobilisation se construit contre la casse de l’éducation

Depuis lundi, les professeurs du lycée Paul Éluard à Saint-Denis sont en grève reconductible pour exiger un plan d’urgence pour l’éducation dans le 93. Une mobilisation rejointe par les AED, en grève à 100 % depuis deux jours. Face aux offensives permanentes de Macron contre l’éducation nationale, la mobilisation doit s’étendre !

RP Education

28 février

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Reconductible à Paul Eluard : la mobilisation se construit contre la casse de l'éducation

Crédit photo : Révolution Permanente

Lundi, jour de rentrée scolaire, l’intersyndicale 93 (Sud Education, CGT, Snes-Fsu et CNT) a appelé à une journée de mobilisation dans les établissements du département pour défendre un plan d’urgence pour le 93 et exiger des moyens, des embauches et des conditions de travail décentes. Face à une mobilisation qui s’est avérée importante dès le lundi matin, avec en moyenne 40 % de grévistes, les professeurs du département ont décidé en assemblée générale de reconduire le mouvement. Une dynamique suivie par le lycée Paul Éluard à Saint-Denis dans lequel 32 % des professeurs se sont mis en grève lundi. Le mardi, c’est plus de 34 % du personnel de l’établissement qui était en grève, rejoint par quasiment l’entièreté de l’équipe de la vie scolaire et 100 % des AED (assistants d’éducation).
 
Symptôme de la colère latente face aux multiples offensives du gouvernement, mais aussi plus profondément face au tri social et raciste à l’école, qui s’est déjà accentué avec la réforme du lycée et du lycée professionnel, et va encore s’accélérer avec la mise en place des groupes de niveau au collège, 100 % des AED ont reconduit le mouvement de grève ce mercredi. Les professeurs du lycée vont reconduire le mouvement et organiser un piquet de grève festif sur le parvis de l’établissement jeudi à 16h afin de discuter des perspectives de mobilisations avec les élèves, mais aussi avec leurs parents, eux aussi touchés de plein fouet par les coupes budgétaires, les attaques sécuritaires et racistes qui, au-delà de l’école, sont des réalités qui traversent l’ensemble de la société.
 
Un tract en plusieurs langues a été rédigé en direction des parents d’élèves afin d’expliquer le mouvement et d’appeler ces derniers à se mobiliser contre la casse de l’école publique. En effet, de l’interdiction de l’abaya à la mise en place du SNU, sans oublier les uniformes et les groupes de niveaux au collège, le projet pour l’école du couple Attal-Macron est particulièrement clair. Toute une série d’offensives que le personnel encadrant, de la vie scolaire notamment, doit faire appliquer à la lettre, dans un contexte de dégradation de plus en plus dramatique des bâtiments et de nos conditions de travail, qui alimentent l’importante mobilisation des personnels encadrant à Paul Éluard, mais aussi dans d’autres établissements du 93.
 
Dans le département, la mobilisation se démarque de par son caractère profondément politique. On constate ainsi un fort rejet du tri social que le gouvernement veut imposer à la jeunesse, mais aussi de la mise au pas de nos élèves via une multiplication d’offensives autoritaires telles que la mise en place de l’uniforme dans tous les établissements scolaires d’ici à 2026, qui coûterait par ailleurs, plus de 2 milliard d’euros par an
 
Dans la continuité du 1er février dernier, la mobilisation dans le 93 est révélatrice des colères qui se sont accumulées dans le secteur, mais aussi de la brutalité des attaques qui ont été et sont aujourd’hui portées contre le service public de l’éducation, rejetées par la majorité des personnels. Si les enseignants du département ont pu, par le passé, arracher des victoires et montrent aujourd’hui une forte combativité dans les établissements mobilisés, une mobilisation locale et limitée au 93 ne suffira pas. Devant l’ampleur et l’accélération des contre-réformes dans l’éducation, qui impactent personnels, élèves et familles au niveau national. Nous ne pourrons réellement faire reculer le gouvernement que par une mobilisation nationale des travailleurs de l’éducation, mais aussi de tous les secteurs que le gouvernement et le patronat asphyxient de réformes anti-sociales. De la casse de l’hôpital public, aux offensives contre les statuts des fonctionnaires, sans oublier l’inflation qui écrase des millions de travailleurs tout en permettant au patronat de s’en mettre plein les poches, les offensives sont globales et s’articulent dans un projet porté par le gouvernement Macron/Attal qui est lui aussi global. Nos colères sont multiples, il nous faut les coordonner.


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